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Liondent hispide

Leontodon hispidus

  • Synonyme : Léontodon hispide,
  • Famille : Famille du pissenlit – Cichoriaceae (Compositae)
  • Type de croissance : Herbacée vivace.
  • Hauteur : 10–40 cm. Tige sessile, non ramifiée, munie d’un seul capitule, généralement densément recouverte de poils étoilés (parfois presque ou complètement glabre).
  • Fleur : Capitules de 2–4 cm de diamètre, de type fleur simple, entourés de bractées involucrées. Fleurons périphériques du capitule jaune vif (avec des striures rouges sur la partie externe), ligulés, munis de 5 dents à l’extrémité. Cinq étamines. Gynécée constitué de deux carpelles soudés. Bractées involucrées disposées en rangs, poilues, vertes. Capitule solitaire, à l’extrémité d’une tige. Tige s’épaississant quelque peu. Bourgeons inclinés.
  • Feuilles : Rosette basale. Limbe étroitement elliptique, à lobes pennés, à bords fortement dentelés, grands lobes.
  • Fruit : Akène couronné par une aigrette de poils jaunâtres-blancs faisant penser à une plume.
  • Habitat : Prairies riches, pâturages naturels, anciennes zones de brûlis, bords de routes.
  • Période de floraison : Juin–juillet.

Le liondent hispide est loin d’être aussi commun en Finlande que son proche parent le liondent d’automne (L. autumnalis). C’est dans les anciennes zones de brûlis que l’on a le plus de chances de trouver l’espèce, bien qu’elle ait également décliné dans ces zones en raison de l’avancée des forêts de conifères. Le liondent hispide est si inextricablement lié aux biotopes traditionnels qu’on estime qu’il est arrivé dans l’est de la Finlande avec la culture du brûlis il y a 4 000 ans environ. C’est dans les meilleures prairies de pâturage et sur les derniers sites de brûlis de Finlande orientale que le liondent hispide pousse le mieux. Dans l’ouest, il est plus occasionnel ou reste confiné à de très petites zones, et il se raréfie à mesure que la végétation envahit son habitat. L’espèce s’est parfois implantée sur les bords de routes et les rivages pour fuir l’ombre croissante due à l’avancée de la forêt.

Le liondent hispide se différencie du liondent d’automne surtout par la tige ramifiée et les feuilles étroites de cette dernière espèce. Les différentes espèces de liondents se caractérisent par une grande variabilité. Toutefois, cela ne rend plus difficile la différenciation des espèces. En Finlande, une forme presque ou totalement glabre du liondent hispide a été signalée. Parce que le niveau de pilosité ne semble dépendre que de quelques gènes, cette variété déviante n’est pas considérée comme une nouvelle variété ou une sous-espèce. Dans la pratique, les liondents ont toujours besoin de la pollinisation croisée et les différentes variétés s’hybrident librement entre elles. Bien qu’apparentés, les liondents diffèrent bien des pissenlits : les graines étant produites de manière apomictique, c’est-à-dire sans fécondation, les descendants, qui sont des clones de la plante mère, héritent du moindre petit écart. Le liondent hispide peut être également confondu avec le pissenlit. Toutefois, lorsque ses graines mûrissent, il est facile de les distinguer : les poils volants en forme de parachute de l’akène du pissenlit sont pédonculés et ne sont pas ramifiés, tandis que les graines du liondent sont supportées par une touffe de poils plumeux sans tige.

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